Défi N° 01

Des changements sociétaux

Nous sommes à un moment charnière des soins de santé pour les années à venir afin de répondre au mieux aux grands défis de notre société : vieillissement de la population, augmentation des maladies chroniques, désir du patient de maintenir son autonomie et rester à domicile, diminution des durées d’hospitalisation,… La pandémie du covid-19 a également exacerbé certains de ces facteurs. Toutes ces réalités entraînent une demande accrue de soins à domicile et une nécessité de développer des alternatives.

Défi N° 02

L’e-santé

Le suivi du patient est par ailleurs de plus en plus digitalisé. Cette transformation digitale va réellement ouvrir de nouveaux aspects à la professionnalisation du métier et permet un meilleur partage des données de santé entre prestataires de soins. Le métier d’infirmier.ère à domicile s’en trouve donc modernisé et plus varié. Il interagit avec les nouvelles technologies à domicile notamment avec la télémédecine.

Défi N° 03

L’hospitalisation à domicile

En 2017, Maggie De Block, ministre des Affaires sociales et de la Santé publique donnait le coup d’envoi de douze projets pilotes sur l’hospitalisation à domicile (HAD). Ils portaient sur l’antibiothérapie à domicile et sur d’autres types de soins, comme les traitements anti-tumoraux ; une initiative prise dans le cadre de la réforme globale du paysage hospitalier.

Lors de cette phase test, 1.300 patients et 35 hôpitaux ont été impliqués. Une très large coopération s’est en outre développée avec les services de soins infirmiers à domicile, les médecins généralistes et les pharmaciens.

Ces projets pilotes devaient démontrer de nombreux avantages pour le patient :

  • Ce dernier pourrait par exemple profiter du confort de son environnement habituel, tout en bénéficiant d’une prise en charge personnalisée grâce au médecin traitant et à une équipe pluridisciplinaire.

  • Les patients bénéficieraient de soins sûrs et de la même qualité que ceux qu’ils auraient reçus à l’hôpital.

  • Enfin, être soigné à la maison diminuerait également les risques de contracter une infection nosocomiale et contribuerait au bien-être du patient.

  • L’entourage du patient pourrait quant à lui passer plus de temps avec la personne malade vu qu’il ne devrait plus passer à l’hôpital ni se soucier des heures de visite.

Initialement, cette phase test devait être couronnée par une pérennisation de l’HAD dès janvier 2021. Or, même si les résultats des projets pilotes ont été très positifs, tant du point de vue des soignants que des patients, ils ont cependant soulevé des questions sur la répartition des responsabilités, des rôles et des coûts lors de ce type de prise en charge.

En conséquence, les modalités sont actuellement en discussions à l’INAMI depuis plus d’un an et la date d’entrée en vigueur de la législation inconnue.

Toutefois, certaines initiatives locales ont vu le jour en dehors du projet pilote. Des conventions pérennes entre des structures de soins à domicile et des hôpitaux ou à l’initiative des hôpitaux eux-mêmes permettent aujourd’hui de pratiquer ce type de soins à domicile !

« Je voyais beaucoup de patients qui attendaient des heures dans les corridors des hôpitaux, alors qu’on aurait pu les soigner en 15 minutes ! Il fallait trouver un autre modèle.»

- Marina

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Défi N° 04

Les soins palliatifs à domicile

Dans ce contexte de développement d’alternatives à l’hôpital et de maintien à domicile, les soins palliatifs à domicile se développent également ; d’autant plus que l’élargissement de la définition en 2016 permet une prise en charge plus précoce des patients en fin de vie.

Les soins palliatifs et continus à domicile, c’est accompagner le patient et sa famille pour leur permettre de maintenir une certaine qualité de vie jusqu’au dernier jour et profiter de chaque moment. Ils peuvent concerner des patients enfants comme adultes. Le bien-être de ces patients demande une attention particulière des infirmier.ère.s, notamment au niveau de la gestion de la douleur et du soulagement des symptômes. Parallèlement aux soins, le suivi psychologique du patient et de ses proches est une réalité de tous les instants.

en savoir plus sur les soins palliatifs

L’écoute est aussi importante que le soin. La coordination avec les autres acteurs de l’aide et des soins demande aussi un suivi plus intense pour accompagner le patient et son entourage à tous les niveaux.

“Prendre un patient en charge en soins palliatifs, c’est être là pour lui, écouter ses besoins, et y répondre dans la mesure du possible.”

- Moïse

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